Le calme déjà précaire à Gaza a volé en éclats ce dimanche 19 octobre, lorsque l’armée israélienne a lancé une série de frappes aériennes massives sur l’enclave palestinienne, en représailles à ce qu’elle qualifie de « violation flagrante du cessez-le-feu » par le Hamas. En quelques heures, plus de 120 frappes ont été menées sur 83 cibles, notamment à Rafah et Beit Lahia, visant des dépôts d’armes et des tunnels.
Le Hamas a nié toute attaque contre Israël et accuse l’État hébreu d’avoir « inventé des prétextes » pour relancer son offensive. Selon la Défense civile de Gaza, les bombardements ont causé au moins 45 morts, dont plusieurs femmes et enfants. À Al-Zawaida, une frappe a touché un groupe de civils déplacés, tandis qu’à Khan Younès, une autre a détruit des tentes d’habitants réfugiés.
Face à la montée des tensions, Tel-Aviv a annoncé la reprise du cessez-le-feu dans la soirée, tout en prévenant qu’elle « ripostera fermement à toute violation ». Deux soldats israéliens ont été tués dans ces échanges, les premiers depuis le début de la trêve en vigueur depuis le 10 octobre.
Ce regain de violence intervient après les déclarations du Premier ministre Benyamin Netanyahu, réaffirmant que la guerre ne prendra fin qu’après le désarmement total du Hamas. De son côté, le mouvement islamiste a dénoncé une « manœuvre politique » et souligné son engagement envers les accords de trêve.
Dans le même temps, les États-Unis affirment disposer d’informations sur une possible attaque du Hamas contre des civils palestiniens à Gaza, ce que le mouvement dément catégoriquement, accusant plutôt Israël d’armer des groupes criminels responsables de violences.
L’aide humanitaire, un temps suspendue, a finalement été réautorisée sous pression américaine. La visite imminente de l’émissaire Steve Witkoff et de Jared Kushner vise à consolider cette trêve fragile.