La situation est tendue au sein du groupe GFM, propriétaire de la TFM, RFM, L’Observateur et IGFM, après l’annonce de coupes salariales et de licenciements économiques. L’information a été relayée en direct par Oustaz Modou Fall, animateur religieux à la TFM, qui a révélé que 30.000 FCFA avaient été prélevés sur les salaires des employés.
Selon Mamadou Fall, secrétaire général du Synpics section GFM, ces décisions ont été prises de manière unilatérale, sans aucune consultation syndicale ni dialogue social. « La direction a agi seule, sans dialogue. Cela traduit le profond malaise qui règne au sein de la maison-mère du groupe », a-t-il dénoncé.
La direction, conduite par Birane Ndour, a adressé à certains employés des lettres intitulées « Votre rémunération », annonçant une réduction de 10 à 15 % des salaires, variable selon le niveau hiérarchique, ainsi que des licenciements économiques. Ces mesures sont entrées en vigueur le 1er novembre 2025.
Du côté du groupe, ces décisions sont présentées comme nécessaires pour éviter la faillite, en raison d’un déséquilibre structurel et financier accentué par la baisse des recettes publicitaires et la crise générale du secteur des médias. La direction insiste sur le fait que ces mesures visent à sauver le groupe, mais elles ont provoqué un profond mécontentement parmi les employés, aggravant les tensions internes.
Le climat social au sein du GFM reste donc fragile, et les prochains jours seront déterminants pour savoir si un dialogue pourra s’ouvrir entre la direction et les syndicats afin de trouver des solutions consensuelles pour préserver à la fois l’emploi et la viabilité économique du groupe.