Les responsables politiques groenlandais ont affiché une rare unanimité face aux récentes déclarations de Donald Trump sur une possible acquisition du Groenland par les États-Unis. Dans une déclaration commune publiée tard vendredi 9 janvier, l’ensemble des partis représentés au Parlement local ont fermement rejeté toute perspective d’intégration à une puissance étrangère.
Réagissant aux propos de l’ancien président américain, qui évoquait le recours à « la manière douce » ou à « la manière forte » pour s’approprier l’île arctique, les dirigeants groenlandais ont rappelé leur attachement à l’autodétermination. « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont-ils affirmé d’une seule voix.
Cette position rassemble aussi bien les formations membres de la coalition gouvernementale que le principal parti d’opposition, pourtant partisan d’une indépendance accélérée vis-à-vis du Danemark. Tous s’accordent sur un point central : l’avenir politique du Groenland ne peut être décidé que par sa population.
Selon l’AFP, cette sortie collective vise à réaffirmer la souveraineté du peuple groenlandais et à écarter toute ingérence extérieure dans un contexte géopolitique marqué par l’intérêt croissant des grandes puissances pour l’Arctique.