Le tribunal des flagrants délits de Guédiawaye a condamné un jeune homme de 22 ans à une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, dans une affaire mêlant atteinte à la vie privée, collecte illicite de données personnelles et diffusion d’images à caractère obscène.
Le prévenu, identifié sous les initiales A. Konté, exerçait comme livreur au moment des faits. Il lui est reproché d’avoir filmé à son insu l’épouse de son père alors qu’elle se trouvait dans sa salle de bain, avant d’utiliser ces images dans le cadre de menaces et de tentatives de chantage. Les faits remontent à octobre 2025.
À la barre, le jeune homme a reconnu les accusations portées contre lui. Il a expliqué avoir capturé les images discrètement avec son téléphone portable avant de décider, par la suite, d’envoyer les vidéos à la victime. Face aux juges, il a exprimé des regrets et sollicité la clémence du tribunal.
De son côté, la victime a décrit un profond traumatisme psychologique. Elle a affirmé avoir reçu plusieurs messages contenant des images d’elle nue accompagnées de menaces, ce qui l’a poussée à solliciter l’aide d’une proche avant de saisir la justice. La plaignante a également déclaré avoir longtemps vécu dans la peur de voir ces contenus diffusés publiquement.
Le ministère public, estimant les faits particulièrement graves au regard de l’atteinte à l’intimité et à la dignité de la victime, avait requis une peine de trois ans de prison ferme. La défense a, quant à elle, plaidé une appréciation plus nuancée des faits, soulignant notamment que les images n’avaient finalement pas été rendues publiques.
Après en avoir délibéré, le tribunal a reconnu A. Konté coupable des infractions retenues contre lui et l’a condamné à deux ans de prison, dont une année ferme.




