Le coût financier du conflit entre les United States et l’Iran suscite déjà de vives préoccupations à Washington. Selon des informations rapportées par le The New York Times, la première semaine d’opérations militaires aurait coûté plus de 11,3 milliards de dollars aux États-Unis.
Ces estimations ont été communiquées lors d’un briefing confidentiel du Pentagon devant des membres du Congrès américain. Des sources ayant assisté à cette réunion affirment que ce montant ne prend pas en compte plusieurs dépenses liées à la préparation des frappes militaires, ce qui laisse entrevoir un coût réel potentiellement plus élevé.
Les responsables du Pentagone avaient déjà indiqué aux parlementaires qu’environ 5,6 milliards de dollars de munitions avaient été utilisés dès les deux premiers jours du conflit, un niveau de dépenses supérieur aux projections initiales.
De leur côté, les analystes du Center for Strategic and International Studies ont estimé que les 100 premières heures de l’opération avaient représenté près de 3,7 milliards de dollars, soit environ 891 millions de dollars par jour. Dans leur analyse publiée le 5 mars, ils précisent qu’une partie de ces dépenses était déjà prévue dans le budget militaire, tandis qu’environ 3,5 milliards de dollars ne l’étaient pas.
Les estimations continuent d’évoluer à mesure que les opérations militaires se poursuivent. Le site spécialisé Iran War Cost Tracker, qui suit en temps réel les dépenses liées au conflit, évaluait jeudi matin le coût total à plus de 17 milliards de dollars.
Selon cette plateforme, les États-Unis dépenseraient environ un milliard de dollars par jour dans cette guerre. Toutefois, ces calculs ne tiennent pas compte des coûts indirects ou à long terme, notamment la prise en charge des anciens combattants ou les conséquences économiques de l’engagement militaire.
Le Center for American Progress, qui inclut ces dépenses futures dans ses projections, estimait déjà que le coût de la guerre dépassait 5 milliards de dollars dès le quatrième jour du conflit. L’organisation avertit qu’au rythme actuel des opérations, une campagne militaire de trois semaines pourrait facilement entraîner des dépenses se chiffrant en dizaines de milliards de dollars.
MOUSSA NOEL/SENEGALDIRECT






