« Nous ne pouvons pas accepter que l’ONU soit une blanchisserie de crimes de sang et de crimes économiques. Et lorsqu’un président du Sénégal, Macky Sall, a commis et encouragé des crimes de sang et des crimes économiques au Sénégal… », a pesté Guy Marius Sagna, ce vendredi, lors d’une conférence de presse du collectif des familles des martyrs.
Pour le député, si le monde accepte que le président Macky Sall, sous le magistère duquel plus de 68 personnes ont été tuées pour avoir dit non à un troisième mandat, pour avoir contesté le report des élections ou encore pour avoir soutenu la candidature d’un opposant empêché de se présenter, devienne secrétaire général de l’ONU, alors la communauté internationale devra assumer qu’il s’agirait d’une première dans l’histoire : celle où des enquêtes et des convocations pour crimes pourraient viser un secrétaire général des Nations unies.
Il a également évoqué les milliers de détenus politiques, ainsi que des citoyens qui auraient été torturés ou victimes de traitements inhumains et dégradants, citant notamment le cas de Pape Abdoulaye Touré.
Pour rappel, selon le collectif CartograFreeSenegal, qui affirme avoir mené ce travail avec l’ONG Amnesty International, « 65 morts ont été recensés, dont 51 tués par balles (soit 81 % du total) ». « L’âge moyen des victimes est de 26 ans ; la plus jeune avait 14 ans et la plus âgée 53 ans. »






