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Hôpital Mathlaboul Fawzeni de Touba : Les médecins haussent le ton, après l’affection de…

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Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) à travers sa section au niveau de l’hôpital Mathlaboul Fawzaini de Touba, hausse le ton, après l’affectation «arbitraire» de leur médecin néphrologue. Pis, les membres menacent de se faire entendre, si la situation qui prévaut au niveau de l’établissement sanitaire n’est pas rétablie.

Leur secrétaire général, Dr Alioune Dia, dans un communiqué reçu à Seneweb, a indiqué qu’étant fonctionnaires de l’Etat du Sénégal, «nous sommes appelés à travailler n’importe où dans ce pays, pour servir et prendre soin des populations, car chaque Sénégalais mérite un traitement de qualité».

Ainsi, prend-il l’opinion à témoin : «Comment on peut comprendre qu’un médecin spécialiste, qui a accepté de servir hors de la capitale, et qui, depuis plus de six ans, se bat pour améliorer l’offre de soins, en s’investissant dans la sensibilisation, qui a œuvré pour la construction d’un grand centre de dialyse par le biais de bonnes volontés ? Il n’a fait l’objet d’aucun rapport à sa défaveur, à notre connaissance, et un médecin qui a servi plusieurs années dans les régions, sans demander à être affecté. Nous ne pouvons pas comprendre aussi qu’il soit affecté dans une structure qui n’est pas demandeuse, car ayant déjà un spécialiste comme lui, ou qu’en l’espace d’un mois, notre service de néphrologie a connu deux affectations ou encore qu’au moment où le projet d’agrandissement de notre centre de dialyse est presque terminé.»

Le Dr Dia de soutenir : «Il est inconcevable qu’un brave médecin néphrologue, très compétent, qui a beaucoup œuvré pour notre hôpital, soit affecté sans aucune demande de sa part et de manière injuste et infondée, alors qu’il devrait être promu.»

Ainsi, la section Sames de Fawzaini demande plus de considération et que la gestion des ressources humaines s’appuie véritablement sur le guide de mobilité et non des «décisions clientélistes» et de basses manœuvres individuelles.

«Que l’on ne nous prenne pas comme des pions d’un échiquier politico-affairiste qui ne nous concerne pas. Nous prenons à témoin les autorités administratives, les autorités locales, les membres de l’Ashir et toute la population pour tous les désagréments que peut déclencher cette injustice», font savoir les médecins.

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