« Il n’y a que 2,4% de chercheurs mondiaux qui sont africains »,Pr Moussa Seydi

Le continent affiche une position peu enviable dans l’accès au monde de la recherche, comparativement au reste du monde.

Si la production scientifique mondiale était multipliée par 2,3 en Afrique, elle a été multipliée par 1,3 dans le reste du monde.

Ce qui fait dire au Professeur Moussa Seydi que l’Afrique est est toujours en retard malgré ces progrès parce qu’il n’y a que 2,4% de chercheurs mondiaux qui sont africains.

« Moins de 1% des brevets sont détenus par les Africains. Nous participons à moins de 4% de la littérature scientifique mondiale. Il y a des progrès qui ont été faits mais il reste beaucoup à faire pour combler le gap », a-t-il déclaré dans un entretien avec Bes-Bi ;

« Par rapport à l’utilisation de l’azytromicine et de l’hydroxy chloroquine dans le Covid, il y a des articles qui ont montré que c’était efficace in vitro. Une étude préliminaire a montré que cela pouvait marcher et nous avions pris l’option de l’utiliser », a-t-il précisé.

Il ajoute : « Et après avoir utilisé ce médicament, à peu près sur 1000 malades, nous avons fait une étude rigoureuse qui nous a montré que cette association était efficace et bien tolérée. Donc, cela nous autorisait à continuer le traitement et pas pour des recommandations internationales. Nous l’avions fait pour nous-mêmes. Mais le contexte a bien changé, et depuis lors, cette association n’est plus recommandée pour plusieurs raisons. On ne sait pas si cette combinaison marche sur Omicron. On sait qu’il y a des traitements qui marchent sur Delta par exemple, mais qui ne marche pas sur Omicron. On sait que le vaccin est un peu moins efficace sur Omicron. »
SeneNews avec SenegalDirect

vous pourriez aussi aimer
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.