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“Il voulait m’empoisonner” : une épouse accuse, le mari nie tout en bloc

À Mbour, une affaire aux allures de thriller conjugal secoue le Tribunal d’instance. Une femme sénégalaise de 30 ans, Ndoumbé Mbow, accuse son mari français de 76 ans, Jean-Louis Bernard Leroux, d’avoir tenté de l’empoisonner lors d’un déjeuner qui a viré à l’affrontement physique. Selon elle, le verre de boisson servi par son époux ne contenait pas que du jus…
Un déjeuner sous haute tension
Les faits se sont déroulés le 28 juillet 2025, dans leur domicile situé à Saly Portudal. Le couple, dont les relations se sont visiblement dégradées depuis un certain temps, partageait un déjeuner lorsque le mari, retraité, sert à boire à son épouse. Mais Ndoumbé Mbow, qui affirme se méfier de son mari, refuse catégoriquement de toucher au verre.
La raison ? Selon ses déclarations devant le tribunal, elle aurait été avertie par un certain Omar, ami de son époux, que ce dernier projetait de l’empoisonner. “Fais attention, il m’a dit un jour qu’il allait te tuer avec du poison”, aurait confié Omar à la plaignante, qui décide de ne pas prendre le risque.
Verres brisés, vitres explosées, accusations croisées
La situation dégénère rapidement. D’après Ndoumbé Mbow, son mari ferme la porte à clé pour l’empêcher de sortir. Elle panique, donne un violent coup de pied dans la porte vitrée, brisant les carreaux. Les éclats de verre volent. Une altercation s’ensuit, laissant les deux conjoints blessés.

Des vigiles interviennent. Ndoumbé est conduite à une structure sanitaire. Elle dépose plainte contre Jean-Louis Bernard Leroux pour coups et blessures volontaires, avec une incapacité temporaire de travail (ITT) de 10 jours.
À la barre : deux versions, deux vérités
Lors de l’audience tenue hier à Mbour, le septuagénaire comparaît libre. Plaie au pied à l’appui, il nie toute tentative d’empoisonnement. Il accuse sa femme de l’avoir agressé avec les tessons de verre, assurant que “c’est elle-même qui s’est blessée en me les lançant”.
La partie civile, elle, campe sur sa version : refus de boire une boisson suspecte, porte verrouillée, violence, blessures. Elle réclame 1,5 million de francs CFA de dommages et intérêts pour les préjudices subis.
Le poison… ou la paranoïa ?
Le procureur, sans se prononcer sur la véracité des accusations d’empoisonnement, demande l’application stricte de la loi pour les violences physiques constatées. Le tribunal rendra son verdict le jeudi 21 août 2025.

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