Le grand meeting du Premier ministre Ousmane Sonko, tenu le samedi 8 novembre 2025 au stade Léopold-Sédar-Senghor, n’a pas seulement marqué la scène politique, il a également dynamisé l’économie dakaroise. Selon Sud Quotidien, l’événement aurait injecté entre 500 millions et 1 milliard de francs CFA dans l’économie locale, touchant plusieurs secteurs clés.
Le transport interurbain a été l’un des premiers bénéficiaires. Des centaines de bus ont afflué vers Dakar depuis toutes les régions du pays. « Nous avons affrété trois bus depuis Ziguinchor. Entre le carburant et les rafraîchissements, la facture dépasse un million de francs », confie Abdou Diallo, coordinateur régional. Cette mobilisation a fortement stimulé les recettes des transporteurs.
Les hôtels, auberges et restaurants de la capitale ont aussi profité de cette affluence. À Grand-Yoff, aux Parcelles Assainies ou à la Médina, les capacités d’accueil étaient saturées. « Toutes nos chambres ont été réservées », indique Fatou Sall, gérante d’une auberge proche du stade. Les restaurateurs et vendeurs ambulants ont vu leurs ventes exploser durant le week-end.
Le commerce informel, moteur économique de la capitale, n’est pas resté en marge. T-shirts, drapeaux, foulards et gadgets à l’effigie du PASTEF se sont écoulés à grande vitesse. « J’ai vendu plus de 200 T-shirts à 2 000 francs l’unité », témoigne Ibrahima Sarr, vendeur ambulant. Les ateliers de sérigraphie ont, eux aussi, bénéficié de commandes massives en amont du meeting.
Même la diaspora a contribué à cet essor temporaire : plusieurs sympathisants venus d’Europe et d’Amérique ont dépensé des sommes importantes pour leur séjour.
Pour l’économiste Cheikh Tidiane Dièye, enseignant-chercheur à l’UCAD, il s’agit d’une « micro-économie temporaire mais vitale pour de nombreux Dakarois », tout en rappelant les coûts environnementaux et logistiques engendrés par une telle affluence.