La finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations, remportée par le Sénégal à Rabat, a été marquée par de sérieux incidents en marge de la rencontre. Au stade Moulay Abdellah, la contestation de l’arbitrage du Congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a rapidement fait monter la tension dans les tribunes occupées par les supporters sénégalais.
Le refus d’un but jugé valable par de nombreux observateurs, suivi d’un penalty sifflé contre les Lions, a provoqué la colère d’une partie des quelque 3 000 Sénégalais présents. Des échauffourées ont alors éclaté avec les stadiers et les forces de sécurité, transformant la fête du sacre en scènes de violence.
Selon L’Observateur paru ce mardi 20 janvier, dix-sept supporters sénégalais ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de Rabat pour trouble à l’ordre public. Toutefois, aucune information judiciaire n’a été ouverte à leur encontre. Les mis en cause doivent être jugés dans le cadre de la procédure de flagrant délit.
Sur place, leurs dossiers sont suivis par une équipe de quatre officiers de police sénégalais dépêchés au Maroc à l’invitation des autorités locales. Cette coopération s’inscrit dans le cadre du Centre de coopération policière et rappelle le dispositif déjà expérimenté lors des Jeux olympiques de Paris.
Ces policiers jouent un rôle de médiation entre les forces marocaines et la communauté sénégalaise, en lien étroit avec les groupes de supporters comme le « 12ᵉ Gaïndé », « Allez Casa » ou « Lébou-gui ». Leur mission consiste à prévenir les débordements, encadrer les foules et apaiser les tensions nées d’une finale aussi intense que polémique.
La redaction/senegaldirect






