Un nouvel épisode vient illustrer la traque européenne contre la « flotte fantôme » russe. Dans la nuit de mardi à mercredi, un pétrolier battant pavillon béninois a été intercepté au large de Saint-Nazaire, dans l’ouest de la France. À bord, le capitaine et son second ont été placés en garde à vue, a confirmé le parquet de Brest dans un communiqué.
Selon les premières informations relayées par l’agence Anadolu, l’opération a été déclenchée à la suite d’une alerte de la marine française. Le navire, qui était ancré au large des côtes, est soupçonné d’appartenir à cette flotte parallèle utilisée par la Russie pour contourner les sanctions internationales imposées depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Les soupçons qui pèsent sur ce bâtiment ne se limitent pas à l’évasion économique. Des sources proches de l’enquête évoquent également un possible lien avec des violations de l’espace aérien danois par des drones russes. Les autorités européennes estiment en effet que cette flotte fantôme, composée de navires vieillissants et difficilement traçables, sert à acheminer du pétrole ou d’autres marchandises stratégiques tout en échappant aux contrôles.






