La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a affirmé ce mercredi devant le Sénat que l’Italie est prête à soutenir des mesures restrictives de l’Union européenne à l’encontre d’Israël, en réponse à l’expansion des colonies et aux déclarations violentes de certains responsables israéliens, rapporte l’agence Anadolu.
S’exprimant à la veille du sommet du Conseil européen, Mme Meloni a déclaré : « Nous avons condamné les plans d’expansion des colonies israéliennes et considérons inacceptables les propos violents de certains responsables ». Elle a précisé que Rome est prête à appuyer « des mesures restrictives européennes individuelles à leur égard ». Cette position survient alors que la politique de colonisation est dénoncée par les acteurs palestiniens comme une « violation flagrante du droit international ».
Sur le plan diplomatique, la cheffe du gouvernement italien a salué les efforts de médiation menés par l’Égypte, le Qatar, la Türkiye et les États-Unis. Elle a posé des conditions claires concernant la gouvernance palestinienne : « Le Hamas ne doit avoir aucun rôle dans la gestion transitoire et dans le futur État palestinien, et doit être désarmé afin de ne plus constituer une menace pour la stabilité régionale ». Ces préalables sont jugés nécessaires pour envisager une reconnaissance italienne de l’État palestinien.
Mme Meloni a également rappelé l’engagement humanitaire de l’Italie via l’opération « Food for Gaza », qui a permis d’acheminer plus de 2 000 tonnes de farine et 200 tonnes d’autres aides, et confirmé la poursuite de ce soutien. Rome propose aussi d’appuyer l’Autorité nationale palestinienne, notamment pour la formation de la police palestinienne à Jéricho.
Enfin, elle a réitéré le soutien ferme de l’Italie à l’Ukraine, excluant toutefois l’envoi de troupes, et exprimé son opposition à la révision actuelle de la loi européenne sur le climat, qu’elle juge trop idéologique.






