La libération de Tahirou Sarr, ce lundi à la prison du Cap Manuel, a rapidement pris l’allure d’un événement populaire. Dès l’annonce de sa sortie en milieu d’après-midi, une mobilisation spontanée s’est organisée, rassemblant proches, sympathisants et curieux venus saluer ce retour à la liberté, rapporte Les Échos.
Aux abords de l’établissement pénitentiaire, une foule compacte s’est formée en quelques heures. Des dizaines de motos et de véhicules ont convergé vers les lieux, transformant la sortie du détenu en véritable démonstration de ferveur. Après avoir quitté la prison, le cortège s’est dirigé vers le domicile de Tahirou Sarr, à Yoff, où l’attendait une atmosphère à la fois festive et spirituelle.
Sur place, l’accueil a été marqué par des chants religieux layènes, ponctués de zikr, auxquels l’intéressé n’a pas hésité à se mêler. Descendant de son véhicule, il a rejoint la foule, bras levés, manifestant sa reconnaissance à ceux venus l’accueillir. La scène, largement commentée, a donné une dimension symbolique à cette libération.
Interpellé sur son passage en détention, Tahirou Sarr a choisi le registre de l’ironie pour répondre, lançant avec le sourire : « Ne dis pas quand je suis entré, dis quand je suis allé en vacances ». Une déclaration qui a renforcé l’ambiance détendue et marqué les esprits, dans un contexte judiciaire encore suivi de près.






