Une attaque meurtrière a endeuillé Jérusalem-Est, ce lundi 8 septembre. Selon le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, six personnes ont été tuées et une quinzaine d’autres blessées lors d’une fusillade survenue à l’entrée du quartier ultra-orthodoxe de Ramot, dans la partie de la ville annexée par Israël. Les assaillants, identifiés comme des Palestiniens originaires de Cisjordanie, ont ouvert le feu sur une station d’autobus avant d’être abattus par un militaire et des civils armés.
Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a d’abord confirmé quatre décès, avant qu’une femme ne succombe à l’hôpital Shaaré Tzedek. Le bilan s’est finalement alourdi à six morts, dont plusieurs trentenaires, et neuf blessés graves. « C’était une scène très difficile », a témoigné Fadi Dekaidek, un infirmier d’urgence, évoquant des victimes étendues sur la chaussée et le trottoir.
Les assaillants utilisaient notamment un pistolet mitrailleur artisanal de type Karlo, selon la police. Celle-ci a confirmé leur neutralisation et a lancé des opérations dans plusieurs villages palestiniens de Cisjordanie, notamment autour de Ramallah.
Sur place, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, accompagné du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, a dénoncé un « terrorisme multiforme » et promis une riposte. Le président Isaac Herzog a également condamné une « attaque horrible » qualifiée de « mal absolu ».