Le commissariat de Kaffrine a été informé, le 18 février en fin d’après-midi, du décès d’Aïssatou Bâ, deuxième adjointe au maire de la commune.
L’élue avait été grièvement blessée le 31 octobre 2025, vers 10 heures, lors d’affrontements opposant des partisans de Pastef à des soutiens du maire Abdoulaye Seydou Sow, membre de l’Alliance pour la République (APR).
Touchée à la tête par un projectile, elle avait été évacuée en urgence à l’Hôpital Cheikh Khadim de Touba, où elle était maintenue en réanimation depuis les faits. Elle a succombé à ses blessures après plusieurs mois de prise en charge médicale.
Le principal suspect, Ndiaga Niang, 23 ans, avait été déféré au parquet du tribunal de Kaffrine le 5 février dernier pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de 90 jours.
Son audience, initialement prévue ce vendredi, pourrait connaître un tournant majeur à la suite du décès de la victime. En droit pénal, la survenance de la mort peut entraîner une requalification des faits, avec des conséquences significatives sur la nature des charges et les peines encourues.
MOUSSA NOEL/SENEGALDIRECT






