Karim WADE recalé par le Conseil constitutionnel : Le PDS parle de « coup d’État pré-électoral » (communiqué)

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et la Coalition K24 dénoncent avec la plus grande virulence le coup d’État pré-électoral orchestré par le Conseil Constitutionnel.

La récente tentative d’élimination de Karim WADE de la course présidentielle est une manœuvre inacceptable visant à faciliter l’ascension du très impopulaire premier ministre Amadou BA.

Tous les pronostics suggèrent que face à un scrutin libre et honnête, Amadou BA serait incontestablement battu par Karim WADE.

Karim WADE, né binational, n’a jamais opté pour la nationalité française héritée de ses parents, contrairement à plusieurs figures des régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance et dont les femmes vont accoucher aux Etats-Unis ou en Europe afin que leurs enfants obtiennent la nationalité d’un pays autre que le Sénégal.

Pour se mettre en règle avec les conditions imposées à une candidature à l’élection présidentielle, la renonciation à la nationalité française a été faite en 2018 par Karim Wade.

Restée sans réponse, elle a été renouvelée par déclaration de perte de nationalité le 26 octobre 2023, soit 2 mois avant la déclaration sur l’honneur du 21 Décembre 2023, comme le prévoit expressément la loi française et attestée par le consul de l’ambassade de France au Qatar.

Face à cette injustice flagrante, le PDS et la Coalition K24 exigent la réintégration immédiate de Karim WADE sur la liste des candidats à la présidentielle du 25 février 2024.

Nous engagerons tous les recours possibles, notamment devant la Cour de justice de la CEDEAO, pour rétablir Karim WADE dans ses droits.

Nous soutenons la demande des députés du PDS de créer une commission parlementaire pour enquêter sur les circonstances de cette disqualification, notamment sur les soupçons de conflits d’intérêts, de corruption et de collusion au sein du Conseil Constitutionnel.

Des figures comme Farba NGOM et Abdou Latif COULIBALY jouent des rôles douteux avec certains membres du Conseil.

Cette situation inédite porte atteinte à notre démocratie et à l’intégrité du prochain scrutin. Nous demandons au Président Macky SALL de prendre des mesures immédiates pour remédier à cette crise, notamment en révoquant le Premier Ministre Amadou BA, qui utilise son pouvoir pour manipuler l’élection et éliminer des candidats.

Depuis plus d’une décennie, Karim WADE fait face à des complots politico- judiciaires constants.

Emprisonné injustement et exilé de force, ses droits fondamentaux ont été bafoués. Cette nouvelle exclusion du Conseil Constitutionnel constitue une violation supplémentaire de ses droits en tant que citoyen sénégalais. C’est la seconde fois que Karim WADE est arbitrairement empêché de participer à une élection présidentielle.

Le PDS et la Coalition K24 refusent désormais toute atteinte aux droits de leur candidat. Nous contestons la crédibilité actuelle du Conseil Constitutionnel et son incapacité à garantir des élections démocratiques crédibles.

Cet énième complot politique contre Karim WADE ne passera pas et l’élection ne se tiendra pas sans sa participation.

En conséquence, nous demandons à toutes les sections du PDS, à toutes les fédérations du PDS, à tous les comités électoraux K24 et à tous les mouvements de soutien de se réunir dans les plus brefs délais afin :

– d’informer les militants, les sympathisants et les populations sur la gravité de la crise politique qui secoue actuellement notre pays et sur le coup d’état électoral en marche ;

– de se tenir prêts au combat pour réintégrer Karim WADE dans la liste des candidats à l’élection présidentielle ;

– d’exiger la dissolution du Conseil Constitutionnel ;
– de se préparer à la résistance pour mettre un terme à cette forfaiture, à défendre notre démocratie la République et le droit des sénégalais de choisir librement leur Président ;

– de rester mobilisés en attente des consignes et mots d’ordre ;

– de se mobiliser pour préparer activement le retour imminent de Karim WADE, qui mènera le combat pour la restauration de la démocratie, de l’Etat de droit et du droit des Sénégalais à élire librement leur Président.

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