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Kenya : la répression du 7 juillet fait 31 morts

Au Kenya, la colère persiste deux jours après la répression meurtrière des manifestations du 7 juillet, organisées dans le cadre du Saba Saba, journée symbolique du combat pour la démocratie. Le dernier bilan fourni par la Commission nationale des droits de l’homme (KNCHR) fait état de 31 morts, 107 blessés et plus de 500 arrestations, principalement à Nairobi et dans sa périphérie.

Ce qui avait commencé comme des rassemblements pacifiques s’est transformé en affrontements violents. Dans les quartiers populaires comme Ngong, les manifestants ont été confrontés à une répression brutale. Des témoignages évoquent l’implication de milices armées agissant aux côtés des forces de l’ordre, accusées d’avoir agressé les manifestants et pillé des commerces, sans réaction des autorités présentes sur place.

L’ONU s’est dite profondément préoccupée, qualifiant ces actes de « meurtres » et rappelant que l’usage de la force létale ne doit intervenir qu’en dernier recours. Cette situation soulève de vives critiques contre le gouvernement de William Ruto.

Face à la pression, le président a adopté un discours plus ferme. Dans une déclaration du 9 juillet, il a accusé les mouvements de protestation de chercher à renverser son régime avant l’échéance présidentielle de 2027. Il a averti : « Trop, c’est trop », dénonçant des infiltrations violentes visant à déstabiliser le pays.

Depuis juin 2024, les manifestations se multiplient pour dénoncer une loi budgétaire jugée injuste, portée par une jeunesse exaspérée par le coût de la vie et la corruption. Selon des ONG, plus de 100 morts ont été recensés en un an.

La société civile, appuyée par des ONG nationales et internationales, réclame une réforme en profondeur de la police kényane, accusée de violences systématiques et de graves atteintes aux droits humain

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