L’enquête menée par la Division des investigations criminelles a conduit au déferrement de quinze personnes devant le parquet de Dakar, dont le chanteur Ouzin Keita. Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment association de malfaiteurs, proxénétisme, escroquerie et chantage à caractère sexuel.
Au cœur du dossier figure un ressortissant gambien identifié sous les initiales M. L. S. Ba, alias « Nazir », présenté par les enquêteurs comme le cerveau présumé du réseau. Les investigations ont pris une tournure décisive après l’exploitation de son téléphone portable.
D’après les informations rapportées par le journal Libération, les enquêteurs ont découvert l’existence de deux groupes WhatsApp baptisés « Nekh Nekh » et « No limit ». Ces espaces virtuels rassemblaient près de 500 membres et servaient, selon l’enquête, à organiser des rencontres tarifées ainsi que des appels vidéo à caractère intime.
Toujours selon les éléments recueillis par les enquêteurs, certains participants auraient été filmés à leur insu lors de ces échanges. Les images auraient ensuite été utilisées pour exercer des pressions ou du chantage sur les victimes présumées.
L’enquête a également conduit les policiers dans un appartement meublé situé à Ouest-Foire, où une opération a été menée. Cette descente a permis l’interpellation de plusieurs personnes et la saisie de divers accessoires considérés comme des pièces à conviction dans le cadre de la procédure.






