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La fille de l’avocat, son mari toubab et la tentative de meurtre

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L’ambiance de la salle du tribunal de grande instance de Mbour était délétère, lors du passage du couple Herbin. M. Herbin répondait des délits de menace de mort et utilisation d’armes de chasse contre sa femme A. M. Rose Diassy. L’union entre le Français et sa femme a été scellée, il y a sept ans de cela. Malgré ses 70 ans, G. Herbin raconte s’être démené comme un forcené pour le bien-être de sa femme et de leur fille de six ans. A. M. Rose Diassy raconte :  »Nous avons rencontré un homme à la station service. Ils se sont salués et le monsieur lui avait dit qu’il passerait à la maison. Je lui ai demandé qui était-ce ? Il m’a dit que c’était un oncle d’une de ses anciennes copines. Je lui ai dit que je ne voulais pas que cet homme vienne à la maison. Il s’est fâché. Il a démarré la voiture et roulait en trombe.

Il roulait à tombeau ouvert à tel point que j’ai pris peur, notre fille aussi ». Elle rajoute qu’arrivé chez eux, le mari a sorti une arme de chasse, puis s’est armé d’un tournevis. Elle aurait pris sa fille et s’est enfuie de chez elle. Son mari a démenti ses propos. Il dit :  »C’est une arme à plomb. Le tournevis était pour effectuer des travaux. Durant 7 ans que nous nous sommes mariés, on n’a jamais eu de problème. J’ai tout fait pour qu’elle soit à l’aise. Je suis parti deux mois en France, elle m’envoyait des messages d’amour tout le temps. Je rentre au Sénégal et je ne l’ai pas retrouvée à la maison, alors qu’elle m’avait dit qu’elle y était. Je me suis bataillé pour qu’elle ait tout ». Selon M. Herbin, la cause des problèmes de son couple viendrait de son beau-père.  »C’est son père. Il veut tout me prendre. Parce que je suis blanc. Son père veut me prendre mon argent. J’ai offert deux appartements à ma femme  », déballe-t-il. En effet, si l’ambiance était gênante c’est parce que la partie civile était défendue par son propre père. D’ailleurs, la robe noire n’a pas manqué de jeter l’opprobre sur son gendre. Il indique :  »Il a des problèmes avec tout le monde. Même contre le mouton du voisin qui bêlait, il avait fait des boulettes de poison pour tuer le mouton ».

Concernant sa fille, il plaide qu’il y a bel et bien eu tentative de meurtre, de menace de mort et de détention illégale d’arme.  »On n’entre pas dans un mariage pour aller dans une boîte à martyr. Au moment, où il allait en France, Marie Rose se cassait la tête pour faire fonctionner la maison. Marie Rose a toujours vécu une vie sans histoire. Mais avec ce que Gérard a fait, il va laisser une empreinte indélébile sur sa psychologie. Elle sera traumatisée à vie », plaide l’avocat, père de la partie civile. Il a demandé le maintien de Gérard Herbin dans les liens de la prévention et a demandé le franc symbolique. D’après les pièces versées par la partie civile, les faits sont constants. L’ avocat de M. Herbin a exprimé son gêne. Selon Me Kane, on entend tout on voit tout dans les salles d’audience.  »Mais c’est la première fois que je vois un confrère plaider et être partie civile. Me Mactar Diassy est au début et à la fin de toute la procédure. Ils sont allés voir les gendarmes pour accuser M. Herbin de détenir une arme à feu. Ils ont trouvé une poudre violette qu’ils ont testée sur des chats mais sans succès. Herbin était en France depuis août. Au courant du mois de novembre, les gendarmes ont reçu l’appel de Me Diassy, qui leur dit que son gendre qui est en France sera au Sénégal au mois de décembre », explique l’avocat. Il renchérit :  »Le problème dans ce couple, c’est Mactar Diassy. Lorsqu’un couple ne marche plus, il faut le dissoudre. La partie civile c’est sa fille, le témoin c’est son fils.

Avec tout le respect que j’ai pour lui, comment peut-il nous demander d’analyser objectivement? C’est lui qui est rentré dans la procédure. Si cet homme voulait tuer son épouse, il avait sept ans pour le faire. Il va toujours en France pour travailler et ramener de l’argent au Sénégal pour construire pour sa femme et sa fille ». Il déplore le fait que la fille de son confrère ait abandonné le domicile conjugal à plusieurs reprises.  »Quand une épouse quitte le domicile conjugal, c’est son papa qui doit régler le différend. Elle avait vidé toute la maison. Elle a tout amené chez son père. Mon client est innocent, il n’a pas menacé sa femme de mort. Tout est parti d’une scène de jalousie. C’est elle qui s’est énervée », plaide Me Kane. Le tribunal a requalifié les faits de menace de mort et détention d’arme en violence et voie de faits. M. Herbin a pris trois mois avec sursis. Khady NDOYE (Correspondante) Mbour

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