A la Une: la première tournée africaine du secrétaire d’Etat américain
Une tournée qui cible un objectif selon Ledjely.com en Guinée : « rassurer un continent africain nourrissant bien des appréhensions à l’égard de l’administration américaine actuelle ». Mais le moins qu’on puisse dire, estime le journal, « c’est qu’au regard des premiers signaux envoyés par l’émissaire de Trump, l’objectif aura du mal à être atteint ». Le Djely raconte en effet qu’à l’issue de son passage au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba et d’un entretien avec le président de la Commission de l’instance panafricaine, le chef de la diplomatie américaine a mis en garde l’Afrique contre le partenariat que celle-ci entretient avec la Chine. « Chinafrique : de quoi se mêle Rex Tillerson ? », s’interroge le journal qui déplore « une posture de condescendance infantilisant le continent africain ». Le Djely de s’enorgueillir par ailleurs : « Heureusement, en guise de réponse, Moussa Faki Mahamat a relevé le fait que l’Afrique est un continent suffisamment majeur pour pouvoir choisir en toute indépendance ceux avec lesquels il voudrait ou aimerait coopérer. » Finalement, tacle le Djely, « Rex Tillerson ressemble à Donald Trump, il a une approche rustre, arrogante et manquant d’une certaine finesse ».
L’éponge passée sur les polémiques du passé
« Quand Tillerson demande d’oublier la polémique sur les pays de merde », titre La Nouvelle Tribune au Bénin. Référence directe à des mots prêtés au président Donald Trump, et démentis, selon lesquels il aurait qualifié lors d’une réunion Haïti et certaines nations africaines de « pays de merde ». Mais La Tribune remarque que Rex Tillerson n’a pas voulu que les Etats africains concernés passent toute une éternité à ressasser lesdits propos. La tribune note ensuite que les excuses sont acceptées et cite Moussa Faki Mahamat lors de la conférence de presse conjointe avec son hôte américain : « Je crois que cet incident appartient au passé ».
Pas question que Rex Tillerson rencontre son homologue russe…
« Les deux chefs de la diplomatie, Rex Tillerson et Sergueï Lavrov, sont à l’assaut de l’Afrique depuis le début de la semaine », rappelle Africanews. Certes avec des itinéraires différents, mais les deux hommes finissent par se retrouver en Ethiopie, poursuit le site d’informations. Et selon le gouvernement russe, les deux diplomates devaient séjourner dans le même hôtel d’Addis Abeba, le luxueux Sheraton. Or, « malgré cette « coïncidence » quasi inédite, point question pour les deux hommes de se rencontrer et de parler », souligne Africanews avant de rappeler une série de déclarations interposées pour savoir à qui la faute.
« Cette affaire, soit-elle banale – conclut en tout cas l’article – vient, si besoin était, souligner les tensions persistantes entre les deux puissances. »
Egalement dans la presse du continent : l’insécurité au Mali
« Forces étrangères au Mali : Plus de 15 000 hommes pourquoi faire ? » demande maliweb.net en reprenant un article de L’Aube. La question est d’actualité, précise-t-il, au moment où l’insécurité se généralise sur l’étendue du territoire malien. « Il ne se passe quasiment plus de semaine sans que des populations civiles innocentes, des éléments des forces armées maliennes, des Casques bleus de l’ONU, des militaires français de Barkhane ne meurent, victime d’actes terroristes isolés ou de grande envergure, alors que le territoire est quadrillé et peuplé de forces étrangères. » Maliweb et L’Aube de conclure : « Plus que jamais, les populations maliennes s’interrogent sur la présence et l’utilité de cette » pléthore » d’éléments étrangers ». Le site énumère : 11 231 militaires et 1 745 policiers de la Minusma, près de 4000 hommes de l’opération Barkhane.
Le dialogue togolais attendra encore un peu
« Pas de manifestations la semaine prochaine » annonce news.icilomé.com. Le site, relayant la position de la coalition des 14 partis, confirme que l’opposition accepte de suspendre conditionnellement ses projets de manifestation la semaine prochaine. « Selon la coordinatrice, Madame Brigitte Adjamagbo Johnson, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, facilitateur du dialogue, a requis une semaine supplémentaire pour s’entretenir avec le gouvernement et le parti au pouvoir ». Mais le site prévient : « En cas d’entêtement du pouvoir à continuer seul l’organisation des élections, l’opposition renouera avec les marches pacifiques. » Togotopinfos.com précise pour sa part que, selon Brigitte Adjamagbo Johnson, le résultat des démarches du président ghanéen devrait être connu au plus tard samedi prochain. Vu de l’extérieur, « ce énième dialogue politique togolais bloque, ce n’est pas un scoop, c’était même prévisible » pense Wakat Séra au Burkina Faso.Le Pays, toujours au Burkina Faso, voit ici la chronique d’un échec annoncé.