La très controversée assistance vidéo a été autorisée ce samedi pour le prochain Mondial en Russie, qui débutera le 14 juin.
«Nous encourageons le Conseil à prendre une décision favorable à cet égard», a lancé son président Gianni Infantino en conférence de presse, lui-même fervent partisan de la VAR après avoir longtemps été sceptique sur la question, à l’image de l’ex-président de l’UEFA Michel Platini dont il était le secrétaire général.

«La VAR aidera certainement à avoir une Coupe du monde plus juste. Si un arbitre fait une erreur, la VAR la corrigera. Ce ne sera pas parfait à 100%, il restera des zones grises, mais une Coupe du monde ne peut pas se jouer sur une erreur potentielle d’arbitrage. Nous devons tout faire pour que l’arbitre soit dans les meilleurs dispositions pour prendre les bonnes décisions», a plaidé l’Italo-Suisse. Expérimentée depuis 2016 dans une vingtaine de fédérations et sur environ mille matches, notamment dans les championnats d’Allemagne et d’Italie, la VAR divise encore largement les acteurs, les supporters et les amateurs du foot.
La défiance va jusqu’au sommet de l’UEFA. «Personne ne sait encore exactement comment ça marche. Il y a encore beaucoup de confusion», a grincé lundi son président, Aleksander Ceferin, en annonçant que la VAR ne serait pas utilisée en Ligue des champions la saison prochaine. «Je ne suis pas du tout contre, mais on doit mieux expliquer quand on l’utilise. On verra à la Coupe du monde», a conclu le patron du foot européen. Si la VAR a permis d’éviter ou de corriger des erreurs, en en réduisant drastiquement la fréquence selon l’étude menée par le Board, d’innombrables couacs se sont néanmoins produits, notamment de longs moments de confusion hachant parfois les matches.
«L’intervention de la VAR prend une minute par match en moyenne. Le temps perdu par les remises en touche est de sept minutes. Si on perd une minute pour corriger des erreurs, je pense qu’on aura fait quelque chose de bien», a plaidé Gianni Infantino.
«Moment de tension supplémentaire»
«Ceux qui avaient l’habitude de se plaindre de l’arbitrage prendront l’habitude de se plaindre de la VAR, parce qu’il faut une excuse quand on perd un match», a-t-il aussi ironisé. «Quand le match est interrompu par la VAR, cela crée un moment de tension supplémentaire, tout le monde attend la décision. Mais en fin de compte, ce qui est le plus important pour nous, c’est qu’on peut aider l’arbitre à prendre la bonne décision». Il a rappelé que «chaque organisateur de compétition est libre d’utiliser la VAR ou non», et promis que les arbitres seraient «prêts» pour le grand rendez-vous en Russie. «Nous avons déjà commencé la préparation pour le Mondial des clubs en décembre 2016», a rappelé de son côté le président de la commission des arbitres de la Fifa, Pierluigi Collina, insistant sur la formation continue des arbitres internationaux depuis lors.
La première incursion technologique dans le football s’était produite lors du Mondial-2014 au Brésil, avec l’introduction de la GLT (technologie sur la ligne de but)