Le journaliste sénégalais Pape Sané a été placé en garde à vue après sa convocation par la section de recherche de la gendarmerie, dans le cadre d’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles. Cette procédure faisait suite à des propos tenus par le journaliste concernant l’arrestation de Sana Mandiang, un membre des Junglers de Yaya Jammeh, l’ancien président de la Gambie, qui avaient suscité un certain émoi dans l’opinion publique.
Lors de son audition devant le juge, le procureur a requis une peine de six mois de prison, dont trois ferme, à l’encontre du journaliste. L’accusation soulignait la gravité de la diffusion d’informations non vérifiées susceptibles de perturber l’ordre public et d’induire en erreur les citoyens sur des faits sensibles liés à la région.
La défense de Pape Sané, quant à elle, a plaidé pour une relaxe pure et simple, arguant que le journaliste exerçait son droit à l’information et qu’aucune intention malveillante n’avait motivé ses déclarations. Les avocats ont également mis en avant la nécessité de protéger la liberté de la presse dans le cadre démocratique du Sénégal.
Après délibération, le tribunal a prononcé une condamnation à trois mois de prison avec sursis et une amende de 250 000 FCFA. Cette décision vise à rappeler l’importance de la vérification des informations diffusées tout en tenant compte de l’absence d’intention de nuire.