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Les Bleus mettront genou à terre face à l’Allemagne

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Afin de protester contre les discriminations raciales, les Bleus se mettront à genou mardi soir à Munich, avant d’en découdre avec l’Allemagne. Une posture qui n’est pas du goût de tout le monde dans cet Euro.
Les Bleus vont-ils mettre genou à terre mardi soir avant le coup d’envoi de leur match face à l’Allemagne ? « Oui, c’est prévu », dixit le capitaine tricolore Hugo Lloris, ce lundi en conférence de presse. Né de la mort brutale de George Floyd, en mai 2020 aux Etats-Unis, lors d’une interpellation, le mouvement Black Lives Matter s’est invité naturellement dans le football il y a un an. Rares néanmoins sont les équipes à demeurer mobilisées à ce jour.

L’équipe de France, elle, en sera. Comme la Belgique et l’Angleterre depuis le début du tournoi. Conspués à Saint-Pétersbourg en marge de leur opposition à la Russie, les Belges ont pu constater que le mouvement n’était plus aussi populaire qu’à ses débuts. Un constat amer partagé par les Anglais qui, chez eux à Wembley dimanche, contre la Croatie, ont essuyé autant de sifflets que d’applaudissements en posant le genou à terre.

Des sifflets à redouter en Hongrie
Alors que le débat fait rage au royaume, la Fédération anglaise de football avait pourtant anticipé la bronca, appelant dans un communiqué « les supporters de l’Angleterre à s’unir dans la lutte contre les discriminations ». « Nous encourageons ceux qui sont opposés à cette action à réfléchir au message que vous envoyez aux joueurs que vous supportez », ajoutait la FA, échaudée par le comportement de ses fans lors des matches de préparation contre l’Autriche et la Roumanie, début juin.

Les hommes de Didier Deschamps n’échapperont certainement pas à ce type de réactions hostiles. En particulier à Budapest où ils doivent affronter la Hongrie le 19 juin et le Portugal quatre jours plus tard. Le 8 juin dernier, des sifflets étaient descendus des tribunes du stade Ferenc-Puskas pour marquer la désapprobation du public magyar face à des joueurs irlandais qui alors mettaient genou à terre avant le coup d’envoi d’un match amical. Dans la foulée, le Premier ministre hongrois Viktor Orban affichait son soutien à cette réaction épidermique, jugeant qu’une telle démonstration (le genou à terre) « n’a pas sa place sur un terrain de sport ».

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