Alors que la plupart des sélections africaines ont disputé leurs matchs éliminatoires de la Coupe du monde 2026 dans un climat de fair-play, le duel entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Sénégal, joué au stade des Martyrs, a sombré dans la violence.
Selon plusieurs témoins, dont Paco, ancien leader du 12ᵉ Gaïndé, les tensions ont éclaté bien avant le coup d’envoi. Des supporters sénégalais auraient été expulsés des tribunes avant d’être réadmis sous escorte sécuritaire, à l’arrivée du bus des Lions. Mais cette atmosphère hostile s’est aggravée au fil de la rencontre : provocations après les buts congolais, hostilité accrue lors de l’égalisation puis de la victoire sénégalaise, et enfin débordements à la fin du match.
Les supporters sénégalais ont été retenus près de trois heures dans l’enceinte du stade, le temps que la police sécurise leur sortie. Entre-temps, des sièges ont été projetés dans leur direction et les tribunes ont été partiellement saccagées par les propres fans congolais, incapables de digérer la défaite. « Le football peut offrir trois résultats : victoire, défaite ou nul. Mais certains continuent de répondre par la violence. C’est une honte », a dénoncé un observateur sur les réseaux sociaux.
Ces incidents placent désormais la Confédération africaine de football (CAF) face à ses responsabilités. Plusieurs sanctions sont sur la table : amendes financières contre la fédération congolaise, organisation de matchs à huis clos ou à tribunes réduites, voire retrait de points en cas de récidive. Des mesures plus lourdes, comme l’interdiction temporaire d’organiser des rencontres internationales en RDC, ne sont pas exclues.
Un contraste saisissant avec d’autres sélections africaines — Angola, Tanzanie, Zambie, Guinée équatoriale ou Nigeria — qui, malgré leurs résultats décevants, ont réagi avec dignité. La RDC, elle, risque désormais de payer cher ce dérapage.