Monsieur Gianni Infantino,
Permettez-moi de m’adresser directement à vous en tant que citoyen et passionné de football.
Sous votre direction, la gestion des affaires du football mondial donne le sentiment d’être guidée davantage par l’humeur, les intérêts et les rapports de force que par l’équité, la transparence et l’esprit sportif. Le football, qui devrait rester un espace de rassemblement et de justice sportive, semble aujourd’hui pris en otage, tandis que les joueurs en paient souvent le prix, comme s’ils étaient privés de toute liberté de choix.
La dernière Coupe d’Afrique des nations en est une illustration flagrante. Les prestations arbitrales y ont été largement contestées et qualifiées de scandaleuses par de nombreux observateurs, techniciens et supporters. Des erreurs grossières, répétées et parfois déterminantes ont lourdement influencé le cours de plusieurs rencontres, sans qu’aucune remise en question sérieuse ne soit engagée. Ce silence et cette absence de responsabilité ont renforcé le sentiment que certains arbitres bénéficient d’une protection systématique, quelles que soient la gravité et les conséquences de leurs décisions.
Plus largement, de nombreuses décisions laissent penser que certains pays sont favorisés pour des raisons extra-sportives, en contrepartie de services rendus, au détriment du principe fondamental d’égalité entre les compétiteurs. Une telle gouvernance porte atteinte à la crédibilité des instances et alimente une défiance grandissante envers les compétitions internationales.
La sévérité excessive de certaines sanctions, appliquées sans cohérence apparente, donne parfois l’impression d’une gestion autoritaire, plus proche d’une discipline de caserne que de l’administration d’un sport universel fondé sur le respect, l’équité et le fair-play.
Monsieur Infantino, la gestion du football sous votre présidence est, pour beaucoup, une source de déception et de honte. Le football n’appartient ni à une personne ni à une institution fermée : il appartient aux peuples, aux joueurs et à ceux qui l’aiment sincèrement.
Je vous demande, avec franchise, de laisser le football et le sport retrouver leur liberté, leur justice et leur dignité.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération.
Aymen Noureddine
Espagnole






