L’ancien Premier ministre sénégalais Amadou Ba, arrivé en deuxième position lors de l’élection présidentielle de mars 2024, s’est exprimé ce mardi à propos de la convocation de Badara Gadiaga par la Division de la cybercriminalité. Dans une déclaration publiée sur son compte X, l’ex-candidat a dénoncé ce qu’il qualifie de dérive liberticide à l’encontre du chroniqueur de l’émission Jakarlo.
« Badara Gadiaga n’a fait qu’exercer un droit fondamental : celui de s’exprimer », a affirmé Amadou Ba, qui estime que cette convocation constitue une menace inquiétante pour la liberté d’expression au Sénégal. Selon lui, dans un État de droit digne de ce nom, aucun citoyen ne devrait être inquiété en raison de ses opinions.
« Dans une démocratie, aucune voix ne doit être muselée. Nous refusons la banalisation de l’intimidation contre les esprits libres », a-t-il martelé. Le leader de la coalition Jamm ak Njarinu voit dans cette affaire un signal dangereux pour l’avenir des libertés publiques, notamment à l’ère des réseaux sociaux et de l’expression citoyenne.
Amadou Ba a également rappelé que sa coalition La Nouvelle Responsabilité reste pleinement engagée pour la défense des droits fondamentaux. « La liberté ne se négocie pas », a-t-il conclu, exprimant son soutien non seulement à Badara Gadiaga, mais aussi à « tous les autres détenus » qui, selon lui, sont poursuivis pour avoir simplement exprimé leurs idées.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs activistes et journalistes font l’objet de procédures judiciaires, alimentant les inquiétudes croissantes autour des droits humains et de la liberté d’opinion dans le pays.