Le débat autour de la loi d’amnistie prend une nouvelle dimension sur la scène internationale. À New York, en marge d’échanges avec des acteurs de la société civile, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a clairement plaidé pour une remise en cause de ce dispositif juridique.
S’inscrivant dans le sillage des récentes déclarations de Macky Sall, il estime que l’abrogation de cette loi pourrait ouvrir la voie à une clarification attendue depuis plusieurs années. Pour lui, seule une enquête judiciaire indépendante permettrait d’établir les responsabilités et de répondre aux attentes des victimes.
Selon Alioune Tine, le maintien de l’amnistie alimente les divisions et entretient une confrontation de récits qui empêche toute lecture apaisée des événements passés. Il considère qu’un processus judiciaire transparent constituerait une étape essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions.
L’analyste des questions de gouvernance va plus loin en inscrivant cette problématique dans une réflexion plus large sur le fonctionnement démocratique. Il évoque un cycle politique marqué par des alternances sans véritables transformations, générant frustration et désillusion au sein de la population.
Dans ce contexte, la question de l’amnistie dépasse le cadre juridique pour devenir un enjeu politique et sociétal majeur, susceptible d’influencer aussi bien le débat national que les perspectives internationales liées à la candidature de Macky Sall à la tête de l’Organisation des Nations unies.






