Les États-Unis ont annoncé, mardi, leur retrait de l’UNESCO, dénonçant des positions jugées « clivantes » et un « biais anti-israélien ». Cette décision, portée par le président Donald Trump, marque une nouvelle rupture avec l’organisation onusienne pour l’éducation, la science et la culture, qu’il avait déjà quittée une première fois en 2017, avant un retour en 2023 sous l’administration Biden.
La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a exprimé son profond regret, tout en indiquant que l’organisation s’était préparée à ce désengagement. Le retrait américain prendra officiellement effet le 31 décembre 2026.
Selon la porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, la participation continue des États-Unis n’était « pas dans l’intérêt national », accusant l’UNESCO de promouvoir une « feuille de route idéologique et mondialiste » contraire à la doctrine « America First ». Elle a également cité l’admission de la Palestine comme État membre en 2011 comme un élément déclencheur d’un climat jugé hostile à Israël.
Ce retrait intervient après qu’un décret signé en février par Donald Trump a lancé une révision globale de la participation américaine aux institutions onusiennes. Le secrétaire d’État Marco Rubio et l’ambassadrice intérimaire auprès de l’ONU, Dorothy Shea, ont piloté cet audit, censé évaluer l’utilité de l’UNESCO pour les intérêts américains, tout en identifiant toute forme supposée d’antisémitisme au sein de l’agence.
L’annonce provoque une onde de choc dans la diplomatie multilatérale, alors que l’UNESCO joue un rôle clé dans la préservation du patrimoine mondial et la promotion de l’éducation. Ce retrait risque de fragiliser encore davantage le multilatéralisme et de raviver les tensions sur la scène internationale.




