L’annonce du duel entre Ada Fass et Sa Thiès continue de susciter des interrogations dans le monde de la lutte sénégalaise. Au cœur des débats : l’absence de Franc, pourtant considéré par certains comme un prétendant crédible à une affiche de cette envergure.
Invité à s’exprimer sur la question, le promoteur Aziz Ndiaye a apporté des éléments d’explication qui dépassent le simple cadre sportif. Selon lui, le lutteur Franc disposait d’une trajectoire claire pour prétendre à un combat royal : s’imposer face à Balla Gaye 2. Une victoire contre une figure majeure de l’arène aurait, d’après lui, consolidé sa légitimité.
Performance vs rentabilité
Mais au-delà de la hiérarchie sportive, le promoteur insiste sur un facteur devenu central : la rentabilité. Dans une arène en pleine mutation, la logique économique s’impose de plus en plus dans le montage des affiches. Popularité, visibilité médiatique et capacité à mobiliser le public, notamment via les plateformes de Pay Per View, pèsent désormais lourd dans la balance.
Dans cette configuration, certains noms s’imposent comme des valeurs sûres. Des lutteurs tels que Modou Lô, Balla Gaye 2, Ada Fass ou encore Diop 2 garantissent une forte attractivité commerciale et une mobilisation massive des amateurs.
Une nouvelle hiérarchie dans l’arène
Les propos d’Aziz Ndiaye traduisent une évolution profonde du modèle de la lutte sénégalaise. Désormais, la performance sportive ne suffit plus à elle seule pour accéder aux sommets. Le statut de “bankable” devient un critère déterminant, redéfinissant les parcours et les opportunités.




