Manifestations Du 17 Juin : Aymérou Gningue Dénonce "la Rage Débordante" De Sonko

Aymerou Gningue
Le groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a publié un communiqué pour réagir sur les « manifestations illégales du 17 juin », tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes. Le document signé par le président dudit groupe parlementaire, Aymérou Gningue, souligne : « La journée du vendredi 17 juin a été un moment de grande épreuve pour la démocratie de notre pays. Des évènements malheureux ayant occasionné des pertes en vies humaines se sont déroulées suite à la décision irresponsable de certains partis de l’opposition d’engager une épreuve de force contre les pouvoirs publics en réponse à l’arrêté motivé du Préfet de Dakar d’interdiction de leur marche illégale prévue à cette date ». 

D’après le parlementaire, « cette marche était en effet programmée dans une période proscrite par la loi électorale à l’élaboration de laquelle certains initiateurs de ladite marche étaient parties prenantes ». « Par-delà cette attitude inadmissible dans un état de droit, les leaders des partis en question ont accompagné leur décision de braver l’arrêté d’interdiction de leur manifestation illégale par des appels publics aux émeutes et à l’insurrection », fustige M Gningue.  

Ainsi, poursuit-il, « dans une rage débordante, le leader de Pastef en particulier a appelé ses partisans à poser des actes de violence sur les responsables de la majorité et leurs familles, au saccage de leurs domiciles sous prétexte que des coffres-forts remplis d’argent y seraient détenus. C’est la première fois dans l’histoire politique du Sénégal que des déclarations d’une telle gravité qui ne sont rien d’autre qu’un appel sans fard à la guerre civile ont été prononcées et publiquement assumées par un homme politique, en l’occurrence le leader du parti Pastef qui, rappelons-le, a délibérément déserté les bancs de l’Assemblée nationale tout en conservant les avantages liés à la fonction de député »,révèle le président du groupe Parlementaire BBY.   

« Le groupe BBY de l’Assemblée nationale dénonce sans réserve ces déclarations aussi dangereuses que vulgaires, inacceptables en démocratie, en particulier dans un pays comme le nôtre où la décence et la retenue ont rang de valeurs cardinales. Nous invitons les Sénégalais, au-delà de toute considération partisane, à prendre la pleine mesure des risques sans précédent que la tolérance de telles dérives peuvent avoir comme conséquences dans la préservation de la paix civile, un acquis fondamental que notre Nation s’est évertuée à bâtir sur des époques et des générations qui remontent aussi loin que notre histoire. C’est la raison pour laquelle le groupe BBY condamne avec vigueur les actes de violence perpétrés par les hordes de vandales et d’inconscients ayant répondu à ces appels irresponsables du leader de Pastef au point de causer encore une fois des pertes en vies humaines de pauvres innocents laissant chagrin et détresse dans des familles endeuillées », s’indigne Aymérou Gningue dans ledit document. 

En conclusion, Aymérou Gningue relève : « il est indécent que le leader de Pastef ait osé revendiquer publiquement son droit de conduire ses enfants à l’école au moment même où il lançait les jeunes de son parti et autres désœuvrés dans les rues à l’assaut des forces de sécurité. Nous avons été toutefois rassurés, et avec nous les citoyens, par la fermeté, le sang-froid et le professionnalisme par lesquels nos forces de sécurité ont géré ces actes de défiance et de provocation en maîtrisant tous les mouvements de rue entrepris dans le but manifeste d’ installer le désordre et le chaos dans notre pays. Nous saluons et soutenons sans réserve les mesures préventives et conservatoires prises par le gouvernement pour que force reste à la loi et que l’autorité de l’état et celle de nos institutions soit en toutes circonstances sauvegardée; car c’est de cette autorité que dépendent notre sécurité à tous, celle des citoyens, de leurs familles et de leurs biens ainsi que la paix civile et la stabilité qui sont les conditions de notre développement ». 
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