Invité de l’émission de la 2STV, Mayacine Mar, ancien Directeur technique national et actuel conseiller auprès du président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), est revenu sur son long parcours au sein du football sénégalais et sur l’importance de la continuité dans la réussite.
Alors qu’il faisait face à une vague de critiques de la part de ceux qui estiment qu’il a trop duré au sein de la Fédération et qu’il devrait céder sa place, Mayacine Mar n’a pas esquivé la question. Il explique avoir bâti sa longévité sur le travail . « J’ai duré parce que j’ai commencé très tôt. Dès que j’ai eu mon bac, j’étais déjà dans le milieu, et les gens ont commencé à me connaître alors que j’étais encore étudiant à l’INSEPS. C’est normal, mais je pense que la stabilité est le gage de la réussite. Il faut que les gens l’acceptent », a-t-il déclaré.
Pour lui, les changements incessants ont souvent freiné le développement du football national. Il estime que chaque défaite ne devrait pas pousser à tout remettre en cause. « Changer nous a valu beaucoup de déconvenues dans ce pays. Chaque fois qu’on perd une CAN, on remet tout en question : le président, l’entraîneur, même le ministre. Avec le temps, nous avons compris qu’il fallait apprendre de nos erreurs. »
Mayacine Mar a également tenu à saluer le travail accompli par l’ancien sélectionneur Aliou Cissé et l’ancien président de la Fédération, Augustin Senghor, qu’il considère comme des symboles de la stabilité et de la continuité. « Nous l’avons compris avec Aliou Cissé, d’abord sur le plan administratif, mais aussi grâce à Augustin Senghor. Tant que la stabilité existe, nous sommes capables de réaliser de grandes choses. L’exemple d’Aliou le prouve : c’est cette continuité qui nous a permis de remporter la Coupe d’Afrique. Après la CAN 2017, qu’on avait perdue contre le Cameroun, on aurait pu tout changer. Mais on a décidé de continuer, parce qu’on sentait qu’il y avait du progrès. La suite a donné raison à cette vision : une qualification au Mondial, puis une finale à la CAN 2019, avant le sacre. Le temps qu’on a accordé à Aliou et aux autres membres du staff a fini par donner les résultats attendus. Maintenant, il est clair que personne ne peut durer éternellement. La preuve : Aliou n’est plus là, Senghor non plus, et moi-même je ne m’occupe plus de la DTN. Il arrivera un moment où d’autres prendront le relais et continueront le travail », a conclu l’ancien DTN.






