À Mbour, une tentative d’introduction frauduleuse d’un téléphone portable en milieu carcéral a récemment mis en lumière les méthodes de dissimulation de plus en plus sophistiquées utilisées pour contourner les contrôles pénitentiaires.
Les faits se sont déroulés à la Maison d’arrêt et de correction, où les agents, engagés dans une opération de vérification renforcée, ont intercepté un colis suspect destiné à un détenu. Lors de l’inspection, un téléphone portable a été découvert soigneusement dissimulé dans un pot de lait corporel, enveloppé dans un sachet et recouvert de produit cosmétique afin d’échapper à la vigilance. La visiteuse, S. Thiaw, venue remettre un repas à son fils K. Ndao, a été immédiatement interpellée, tout comme ce dernier. Tous deux ont été placés en garde à vue avant d’être présentés à la justice.
À la barre, les versions ont divergé. La mère a nié toute implication, évoquant une manipulation extérieure. Son fils, en revanche, a reconnu avoir orchestré l’opération, avec l’aide d’un tiers, dans le but de rétablir le contact avec son épouse, dont il est sans nouvelles depuis son incarcération. Le tribunal a finalement retenu la responsabilité principale du détenu dans la mise en place du stratagème. K. Ndao a été condamné à six mois de prison ferme, une peine qui s’ajoute à sa détention en cours. Sa mère, jugée moins impliquée, a écopé d’une peine de six mois avec sursis.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT




