Ultimate magazine theme for WordPress.

Médina Gounass : La gendarmerie accusée de « Torturer Des Disciples » du Khalife

« Les organisations de défense des droits de l’Homme devraient faire un tour dans le monde rural où les forces de l’ordre ont érigé la torture en norme. La preuve par le nouveau Commandant de la brigade de gendarmerie de Gouloumbou qui a humilié et torturé moralement des citoyens sénégalais en provenance de Médina Gounass où ils étaient allés prendre part aux récoltes des champs du Khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ », écrit L’AS dans sa parution de ce jeudi.

D’après des témoins, cela s’est passé aux environs de 17 heures, hier mercredi, lorsque les pandores ont immobilisé le car à bord duquel étaient les populations. Alors que le chauffeur discutait avec les pandores, certains sont descendus pour acheter des bananes.
Jusque-là rien de grave. Mais lorsqu’ils ont jeté les peaux de bananes par terre, ils ont suscité la colère du commandant qui les a mis dans une chambre avant de leur demander de se gifler l’un après l’autre. Cela est d’autant plus humiliant que l’un des fils du khalife de Bidiancoto s’est fait gifler par son propre neveu.

Mais, à Gounass où l’information est tombée dans la soirée, on ne décolère pas contre la gendarmerie de Gouloumbou qui a surtout humilié leurs disciples qui rentraient après des journées de dur labeur. Joint au téléphone, un des fils du Khalife en a perdu le verbe. « On se croirait au Moyen Âge. Comment ont-il osé ça ? », s’est-il interrogé. Quant au Khalife de Bidiancoto, Thierno Amadou Sow, il se demande comment il pourra encore mobiliser les Boundoukés pour aller aux champs du marabout de Medina Gounass, la peur au ventre. Le chef
religieux était vert de colère.

Une extrême humiliation qui ne devrait pas rester impunie, surtout que le ministre des Forces Armées, Sidiki Kaba, est un défenseur acharné des droits humains. Selon le journal, en voilà, un comportement qui n’honore pas la Maréchaussée dont le professionnalisme est pourtant de notoriété publique. Lorsque L’AS a joint la division communication de la gendarmerie pour obtenir un commentaire sur ce banditisme, il lui était impossible d’y répondre d’autant que l’information ne leur était pas encore parvenue.

vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.