La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 mars 2026, le dossier du meurtre de la Belge José Christiane Tielmans, dite Aminata, survenu le 4 octobre 2020 à Thiès-None. L’affaire met en cause son mari, A. Sarr, jugé pour meurtre, violation des lois sur les inhumations et recel de cadavre, ainsi que sa première épouse, R. Sène, poursuivie pour non-assistance à personne en danger.
Selon l’acte d’accusation, la victime, retraitée installée au Sénégal après avoir quitté la Belgique, avait confié des fonds à son époux pour la construction d’une maison. Rapidement, des tensions sont apparues entre José et la famille de Sarr, installée dans son domicile, jusqu’au jour du drame. Après une dispute, José Christiane Tielmans a perdu la vie. Son mari a ensuite dissimulé le corps, enterré dans la brousse de Dakhar Mbaye.
L’autopsie a révélé un traumatisme crânien et thoracique avec fractures multiples, confirmant l’origine violente du décès. À la barre, A. Sarr a contesté le meurtre, évoquant une crise d’asthme suivie d’une panique qui l’aurait conduit à enterrer le corps. R. Sène, de son côté, a nié toute implication.
Les témoignages recueillis lors de l’audience décrivent un climat conflictuel dans le couple et des violences antérieures. L’amie de la victime, Y. Ndione, a notamment relaté que José avait signalé des agressions physiques et des menaces de son époux, et qu’elle avait tenté de vérifier sa disparition avant de signaler l’absence aux autorités.
Le procureur de la République a requis la réclusion criminelle à perpétuité pour A. Sarr, estimant que le mobile du crime était lié aux biens de la victime. Il a demandé 5 ans de prison ferme contre R. Sène. La défense a plaidé la requalification des faits en mort accidentelle pour le mari et la relaxe pour l’épouse.
Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 5 mai 2026.






