La mort de Mamadou Sylla, pêcheur âgé de 40 ans et résident du quartier Boucotte Sindian à Ziguinchor, soulève de sérieuses interrogations. Survenue dans des circonstances jugées inhabituelles, elle a conduit à l’ouverture d’une enquête policière afin d’en déterminer les causes exactes, rapporte le quotidien Libération.
Selon les informations relayées par le journal, le poste de police de Yamatogne a été officiellement saisi le 8 janvier à la suite d’une réquisition du docteur K. Diouf, médecin aux urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor. Cette démarche faisait suite au décès de Mamadou Sylla, survenu le 7 janvier, peu de temps après son admission dans cet établissement sanitaire.
Les faits remontent à la mi-journée du 7 janvier. Alertés par un appel au secours, les sapeurs-pompiers ont procédé à l’évacuation du pêcheur vers l’hôpital régional aux environs de 13 heures. Malgré une prise en charge rapide aux urgences, Mamadou Sylla a rendu l’âme à 13 h 40, soit moins d’une heure après son arrivée.
Le rapport médical évoque un tableau clinique préoccupant. À l’examen, la victime présentait des convulsions, une plaie punctiforme à la tempe gauche ainsi qu’une blessure au niveau de la langue. Une forte odeur d’alcool a également été constatée, selon les éléments consignés par le médecin.
Toujours d’après Libération, le patient a subi un premier arrêt cardiorespiratoire quelques minutes après la consultation. Une tentative de réanimation, incluant un massage cardiaque prolongé, a permis de rétablir temporairement ses fonctions vitales. Mais un second arrêt cardiaque, survenu peu après, lui a été fatal.
Lors des constatations effectuées sur le corps, les enquêteurs ont relevé une blessure visible à la tête accompagnée de saignements, un élément qui renforce les soupçons autour des circonstances du décès.
Un témoignage recueilli auprès d’une voisine du défunt apporte un éclairage supplémentaire. Cette dernière a déclaré avoir découvert Mamadou Sylla dans un état critique aux premières heures de la matinée, alors qu’elle nettoyait la cour de la maison qu’ils partageaient. C’est elle qui aurait alerté le voisinage, avant l’intervention des secours.
Face à l’ensemble de ces éléments — blessures apparentes, convulsions, décès rapide et zones d’ombre persistantes — une enquête a été ouverte afin d’établir les causes réelles de la mort et de situer d’éventuelles responsabilités.
Senegaldirect/la redaction






