Déjà en attente du verdict dans une affaire où il est poursuivi pour avoir qualifié des hautes autorités de « gougnafiers », Moustapha Diakhaté fait face à une nouvelle procédure judiciaire. Selon le journal Les Échos, l’ancien député est cité dans une seconde affaire qui sera jugée en appel le 22 septembre prochain par la Cour d’appel de Dakar.
Cette affaire découle de ses déclarations controversées tenues le 19 novembre dernier sur le plateau de la chaîne 7TV. Lors de son intervention, Moustapha Diakhaté avait traité de « maudits » et de « dupes » les électeurs sénégalais qui ont voté pour le parti Pastef aux dernières législatives. Des propos jugés offensants, qui lui ont déjà valu une condamnation en première instance à deux mois de prison ferme.
Dans ce dossier, il est poursuivi pour insulte via un système informatique et discours contraire aux bonnes mœurs. Le procès en appel, prévu initialement le 21 juillet 2025, a été renvoyé au 22 septembre pour être à nouveau examiné.
Cette nouvelle comparution judiciaire relance le débat sur la liberté d’expression et ses limites au Sénégal. Tandis que certains estiment que Moustapha Diakhaté abuse de sa liberté de ton pour provoquer, d’autres y voient une instrumentalisation de la justice contre un opposant au discours dérangeant.
Reste à savoir si la Cour d’appel confirmera la peine déjà prononcée ou adoptera une nouvelle lecture des faits. En attendant, l’ancien ministre-conseiller reste sous pression judiciaire, avec deux dossiers sensibles qui mettent à l’épreuve son avenir politique et sa liberté.






