Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a vivement dénoncé, mercredi à Ankara, les actions d’Israël à l’encontre des musulmans de Jérusalem-Est et de la population de Gaza, lors de la cérémonie de pose de la première pierre du nouveau complexe du ministère turc des Affaires étrangères. « Nous n’autoriserons pas que Jérusalem soit profanée par des mains impies », a déclaré le chef de l’État, réaffirmant l’attachement d’Ankara à la ville sainte.
Erdoğan a présenté la Turquie comme un défenseur constant des droits des musulmans à Jérusalem-Est et a promis un soutien soutenu au peuple palestinien, malgré, selon lui, les « attaques brutales d’Israël ». Il a lancé une mise en garde tonitruante contre ceux qu’il accuse d’aspirer à déstabiliser la région : « Personne ne peut nous empêcher de soutenir le peuple opprimé de Gaza ».
Dans un passage de son discours qui a marqué les esprits, le président a fustigé durablement certaines idéologies extrémistes en affirmant que « le ressentiment des admirateurs de Hitler ne disparaîtra sans doute jamais totalement ». Il a élargi sa critique à ceux qui, d’après lui, « cherchent à transformer notre région en mer de sang » et a assuré qu’Ankara resterait « ferme aujourd’hui et demain ».
Erdoğan a aussi rappelé l’engagement de la Turquie envers les populations syrienne, yéménite, libanaise et qatarie, qualifiant ces peuples de victimes des « exactions » qu’il impute à Israël. Pour conclure, il a lancé une mise en garde sévère contre les responsables de violences contre des civils : « Ceux qui pensent pouvoir bâtir un avenir sûr par la tyrannie et le génocide… se noieront dans le sang qu’ils ont versé ».