Les autorités françaises ont franchi un nouveau seuil dans leur stratégie de lutte contre le narcotrafic aérien. Ce mardi matin, un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé à l’aéroport de Paris-Orly autour d’un vol en provenance de Fort-de-France, illustrant la volonté de l’État de resserrer l’étau sur les filières de stupéfiants reliant les Antilles à la métropole.
L’opération, qualifiée de « contrôle intégral », a mobilisé près de 400 agents issus de plusieurs corps : police, gendarmerie et douanes. À l’atterrissage de l’appareil, aucun élément n’a échappé à la vigilance des forces de l’ordre. Passagers, membres d’équipage, bagages, fret et soutes ont fait l’objet d’inspections approfondies, dans un protocole rarement appliqué à une seule liaison aérienne.
Coordonnée à l’échelle interministérielle, cette action associe les services de l’Intérieur, de la Justice, des Comptes publics et de la Santé. Elle cible spécifiquement les réseaux impliqués dans l’acheminement de cocaïne par voie aérienne. Une équipe médicale était également mobilisée afin d’intervenir rapidement en cas de détection de passeurs transportant la drogue par ingestion, une pratique récurrente sur cet axe.
Les chiffres avancés par les autorités expliquent ce durcissement. En 2024, près de 700 kilogrammes de stupéfiants ont été saisis à Fort-de-France dans le cadre de liaisons avec l’Hexagone, donnant lieu à plus d’une centaine d’interpellations. L’aéroport d’Orly demeure identifié comme une porte d’entrée stratégique pour les cargaisons de cocaïne en provenance des territoires ultramarins.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT






