Ce lundi, l’ambiance à la Primature était à la fois solennelle et chaleureuse. Pour célébrer le 8 mars avec ses collaboratrices, Ousmane Sonko n’a pas seulement fait acte de présence ; il a livré un plaidoyer vibrant, étayé par des chiffres qui en disent long sur la société sénégalaise. Citant une discussion récente avec la Garde des Sceaux, le Premier ministre a frappé fort : seulement 3,4 % de femmes peuplent nos prisons. « Tout le reste, ce sont des hommes », a-t-il rappelé, y voyant la preuve irréfutable que les femmes sont les véritables gardiennes du respect des lois et des règles sociales.
Mais au-delà du constat, le chef du gouvernement a voulu tracer des perspectives concrètes. Pour lui, bâtir le Sénégal sans les femmes est une équation impossible. Parmi les chantiers prioritaires, il a annoncé une réforme foncière d’envergure, particulièrement en zone rurale. L’objectif ? Permettre enfin à celles qui courbent l’échine dans les champs d’accéder à la propriété de la terre qu’elles cultivent au quotidien.
C’est pourtant sur le terrain de l’émotion et de la loyauté que le discours a pris une tournure plus personnelle. Revenant sur le dernier Conseil des ministres, Ousmane Sonko a confié avoir observé ses quatre ministres femmes avec une pointe d’admiration. « Si l’on me demandait en qui j’ai le plus confiance dans cette salle, je dirais que c’est en elles », a-t-il lâché avec sincérité. Pour le Premier ministre, la fidélité et la loyauté féminine ne sont pas de vains mots, mais le socle sur lequel il compte s’appuyer pour mener à bien sa mission.






