Le Premier ministre Ousmane Sonko a fermement réfuté les rumeurs selon lesquelles il aurait sollicité une audience auprès de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS). Lors de l’installation du Conseil national de Pastef ce jeudi, il a balayé d’un revers de main cette allégation qu’il juge infondée : « Que me vaudrait une audience avec l’Union des magistrats ? », a-t-il déclaré avec ironie, ajoutant : « On prétend que je leur ai demandé une audience… Pour quoi faire ? »
Sonko a profité de l’occasion pour critiquer ouvertement l’attitude des magistrats sous l’ancien régime, affirmant qu’ils s’étaient soumis à des pratiques discutables sans jamais élever la voix : « Il y a deux ans, on leur a fait faire n’importe quoi. Ils n’ont jamais bronché. »
Revenant sur la séparation des pouvoirs, le chef du gouvernement a tenu à préciser que la justice ne saurait être l’apanage exclusif des magistrats. « La justice ne leur appartient pas, et il faut que les choses soient claires », a-t-il martelé, soulignant la place de l’exécutif dans l’orientation des politiques publiques.
« Nous sommes l’État, et c’est nous qui orientons l’administration. C’est ça, la logique des choses », a-t-il conclu, réaffirmant ainsi l’autorité de l’exécutif sur les grandes orientations de l’administration nationale.






