Pape Malick Ndour, ancien ministre et coordinateur national de la Convergence des Cadres Républicains (CCR) de l’APR, invite le gouvernement à jouer carte sur table dans le dossier de la « dette cachée ». Face à l’opacité qui entoure certains documents, il exige la publication intégrale du rapport du cabinet Mazars, aujourd’hui tenu secret selon lui. « Publier certains rapports et en cacher d’autres n’est pas acceptable : la transparence ne peut pas être à géométrie variable », a-t-il dénoncé.
Pour Pape Malick Ndour, lever les doutes passe d’abord par la communication complète des pièces et des audits afin de permettre un débat public éclairé et éviter toute instrumentalisation politique. Il estime que la société civile, les partis et les partenaires internationaux ont droit à une information claire pour juger de la réalité des comptes publics et des responsabilités éventuelles.
Au-delà de l’éclairage demandé, il défend la nécessité d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Selon lui, ce partenariat dépasse la simple question d’un décaissement financier : « Un accord avec le FMI valide la solidité du cadrage macroéconomique et rassure nos partenaires bilatéraux, multilatéraux et les marchés. » Il voit dans le FMI un outil de crédibilité et de discipline budgétaire, utile pour restaurer la confiance des investisseurs et stabiliser les finances publiques.
Rappelant que sous la présidence de Macky Sall le Sénégal a déjà adhéré à des programmes avec le FMI — parfois sans décaissement mais utiles politiquement — Ndour met en garde contre l’illusion d’une autosuffisance : « Si l’on pense pouvoir se passer de la communauté financière internationale, allons-y sans le FMI et on verra les conséquences ! »