La Chine a vivement réagi aux nouvelles sanctions américaines visant le secteur pétrolier russe, les qualifiant d’« unilatérales » et contraires au droit international. Lors d’un point presse, Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que Pékin « s’oppose fermement à toute mesure non approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies ».
Ces sanctions, annoncées par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, visent les compagnies pétrolières russes Rosneft et Lukoil, accusées de financer la guerre menée par le Kremlin en Ukraine. Washington entend ainsi accroître la pression économique sur Moscou, alors que le président Donald Trump a exprimé sa frustration envers Vladimir Poutine, estimant que leurs discussions diplomatiques « n’aboutissent à rien ».
Dans le même temps, l’Union européenne a renforcé ses propres sanctions contre les hydrocarbures russes et visé douze entreprises chinoises soupçonnées d’aider la Russie à contourner les restrictions occidentales, notamment en matière de production de drones. Une décision que la Chine considère comme injustifiée. Guo Jiakun a dénoncé cette approche « contradictoire », rappelant que de nombreux pays, y compris européens, maintiennent des relations commerciales avec Moscou.
Pékin continue de prôner le dialogue et la solution pacifique des différends, tout en refusant de condamner explicitement l’invasion de l’Ukraine. Cette position ambiguë alimente les critiques occidentales, certains accusant la Chine de fournir un soutien économique indirect à l’effort de guerre russe.
« Nous exhortons l’Union européenne à cesser de transformer la Chine en sujet de confrontation et à respecter les échanges légitimes entre entreprises », a conclu Guo Jiakun, réaffirmant la volonté de Pékin de défendre sa souveraineté et ses intérêts économiques face aux pressions occidentales.