Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a lancé un atelier stratégique consacré à l’élaboration de la partie réglementaire du nouveau Code de la route du Sénégal. Cette rencontre réunit plus d’une quinzaine de ministères et services de l’État impliqués dans la sécurité et la régulation du transport routier.
Selon le ministre, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui appelle à accélérer les réformes pour moderniser le secteur des transports. Elle répond également à l’agenda législatif impulsé par le Premier ministre Ousmane Sonko.
Pour rappel, une loi portant Code de la route avait été adoptée en 2022, mais son application restait suspendue à l’élaboration de sa partie réglementaire. Ce document technique, qui comporte plus de 600 articles, a été élaboré par les services du ministère avec l’appui d’experts. Il est désormais soumis à l’examen de plusieurs institutions, notamment les ministères des Forces armées, des Finances, de l’Intérieur, de l’Enseignement supérieur et de l’Emploi.
Le futur dispositif prévoit plusieurs innovations destinées à renforcer la sécurité routière et moderniser la gestion du trafic. Parmi les principales mesures figurent l’introduction du permis à points, la vidéoverbalisation grâce à des outils numériques, ainsi que la professionnalisation accrue des chauffeurs par des formations renforcées.
La réforme prévoit également l’obligation de passer par les auto-écoles pour obtenir un permis de conduire, mettant fin au système de candidatures libres. La digitalisation concernera aussi le permis de conduire lui-même ainsi que les procédures de paiement des amendes.
Le ministre a par ailleurs insisté sur la modernisation de la visite technique, avec l’extension des centres de contrôle sur l’ensemble du territoire et l’intégration d’outils numériques pour renforcer le suivi des véhicules.
Selon Yankhoba Diémé, la réussite du permis à points dépendra surtout de la mise en place d’une infrastructure technologique performante capable d’enregistrer automatiquement les infractions, de gérer le décompte des points et d’appliquer les sanctions.
L’État ambitionne ainsi une digitalisation complète du système afin de faciliter le travail des forces de défense et de sécurité. L’entrée en vigueur du nouveau dispositif est envisagée avant la fin du premier semestre 2026, même si certaines mesures feront l’objet d’une phase de sensibilisation destinée aux usagers de la route et aux professionnels du transport.






