Une affaire aux contours singuliers a été examinée par le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, mettant en cause une déléguée médicale poursuivie pour escroquerie à l’encontre de son ancien compagnon, un hôtelier bien connu. Au cœur du dossier : une mise en scène destinée à relancer une relation sentimentale rompue.
Selon les révélations du quotidien L’Observateur, la prévenue, identifiée sous les initiales N. S. Bitèye, aurait simulé une grossesse dans l’espoir de capter à nouveau l’attention de l’homme d’affaires. Pour crédibiliser son stratagème, elle a utilisé une image de test de grossesse positif récupérée sur les réseaux sociaux, qu’elle a ensuite transmise à son ex-compagnon.
Face au tribunal, la mise en cause n’a opposé aucune contestation aux faits qui lui étaient reprochés. À la barre, elle a reconnu avoir monté cette supercherie, expliquant avoir agi dans l’unique but de « sauver son couple ». Elle a également admis avoir publié, puis supprimé, plusieurs messages sur Instagram, dans une tentative assumée de provoquer une réaction de son ancien partenaire.
Le ministère public, estimant les faits suffisamment graves, avait requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme. Toutefois, après examen du dossier, le tribunal a procédé à une requalification juridique, écartant l’extorsion de fonds au profit de l’infraction d’escroquerie.
Au terme des débats, N. S. Bitèye a été reconnue coupable et condamnée à six mois de prison, dont un mois ferme. Elle devra également verser le franc symbolique à la partie civile en réparation du préjudice moral subi, rapporte le quotidien du Groupe Futurs Médias.
Senegaldirect/la redaction






