L’insécurité qui frappe les conducteurs de motos-Jakarta s’est de nouveau invitée à la barre. Ce mardi 10 mars 2026, la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès a plongé dans les détails d’une agression aussi brutale qu’insolite, où le sel de la terre a été remplacé par du piment pour commettre l’irréparable.
L’affaire, rapportée par nos confrères de Kawtef, nous ramène au 7 janvier 2024. Ce jour-là, un jeune maçon de 24 ans s’offre les services d’un « Jakarta-man » pour se rendre au quartier Keur Thième Souaré. Un trajet banal, en apparence, jusqu’à ce que le passager ne dévoile son véritable plan.
Pour dépouiller le conducteur, l’agresseur a utilisé une arme redoutable : du piment en poudre projeté en plein visage. Aveuglé par la brûlure, le motocycliste n’a pourtant pas lâché prise. Une lutte acharnée s’est engagée au bord de la route. Dans la mêlée, le maçon sort une lame et blesse grièvement le conducteur, lui infligeant une incapacité de travail de 28 jours. Heureusement, la solidarité des passants a fait la différence : le suspect a été ceinturé et maîtrisé avant d’avoir pu démarrer la moto.
À la barre, le jeune homme n’a pas nié les faits. « Je voulais la moto, mais je n’ai jamais voulu le tuer », a-t-il tenté d’expliquer au juge pour atténuer la portée de son geste. Poursuivi pour tentative de vol avec usage d’arme et violences graves, il devra patienter jusqu’au 14 avril 2026 pour connaître la sentence de la Chambre criminelle.






