La polémique enfle, mais l’organisation JAMRA reste droite dans ses bottes. Malgré les récentes sorties du Premier ministre Ousmane Sonko, l’ONG de défense des valeurs sociales persiste et signe : aucune « diabolisation » ne les fera dévier de leur trajectoire. Pour l’organisation, l’heure est à la mobilisation totale derrière ceux qu’elle considère comme les derniers remparts de la moralité publique.
JAMRA a ainsi tenu à réitérer son soutien indéfectible au commandant de la brigade de gendarmerie de Keur Massar ainsi qu’au procureur Saliou Dicko, qualifié d’« incorruptible ». Pour l’organisation, ces figures de l’autorité incarnent la résistance face aux réseaux d’influence qu’elle combat sans relâche. Le message est sans équivoque : la traque des « lobbies LGBT locaux » doit se poursuivre jusqu’à leur démantèlement complet.
Invoquant l’héritage spirituel du Sénégal, JAMRA rappelle que le pays, terre de Bamba, Maodo, Baye Niasse et Baye Laye, dispose d’un socle moral non négociable. « Kénn dou fi tolérer gordjiguénes » (personne ne tolérera ici l’homosexualité), martèle l’organisation, verrouillant ainsi le débat sur une ligne de défense identitaire et religieuse stricte. Entre pressions politiques et convictions profondes, le bras de fer semble loin d’être terminé.







