La polémique autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prend une tournure encore plus juridique avec la sortie musclée de Moustapha Kamara. Dans les colonnes de L’Observateur, l’avocat et professeur en droit du sport fustige la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football.
Fort de 25 ans d’expérience, Me Kamara parle sans détour d’une « anomalie juridique majeure ». Selon lui, déclarer le Sénégal forfait deux mois après une finale constitue une première mondiale, d’autant plus que l’arbitre n’avait relevé aucune irrégularité le jour du match. Il dénonce une mauvaise interprétation des articles 82 et 84 du règlement, estimant que, juridiquement, la décision « ne passe pas ».
L’expert va plus loin en soulevant des zones d’ombre dans le fonctionnement interne de la CAF. Il évoque notamment le remplacement controversé du directeur de la commission juridique, effectué sans appel à candidature, et l’intégration immédiate d’un intérimaire au sein du jury d’appel. Une situation qu’il juge troublante, allant jusqu’à suggérer que ce dernier aurait été « recruté pour les besoins de la cause ».
Malgré ces critiques sévères, Me Kamara reste confiant quant à l’issue du dossier. Il place ses espoirs dans le Tribunal Arbitral du Sport, qu’il considère comme une instance indépendante et impartiale. Contrairement aux organes internes de la CAF, il estime que les juges du TAS appliqueront rigoureusement les règles, sans interférence.
Convaincu de la solidité juridique du dossier sénégalais, il assure qu’une lecture objective du droit pourrait conduire à une réhabilitation du Sénégal, voire à la restitution du titre retiré au profit du Maroc.
Dans ce bras de fer inédit, la bataille se déplace définitivement sur le terrain du droit. Et pour Me Kamara, une chose est claire : le dernier mot reviendra à la justice sportive internationale.
DESK SPORTS/SENEGALDIRECT






