La série de défections se poursuit dans les rangs de Pastef/Les Patriotes. Cette fois, c’est du côté de Diarrère que le navire tangue : Jean-Pierre Pama Marone, jusqu’ici chargé de communication de la section locale, a officiellement déposé sa démission. Un départ qui ne se fait pas en douceur, tant les mots choisis pour justifier cette rupture sont lourds de sens.
Dans une lettre adressée à sa hiérarchie, celui qui a longtemps porté la parole du parti exprime une profonde désillusion. Pour lui, le « Projet » auquel il croyait tant s’est heurté à une réalité brutale une fois au pouvoir. « L’indifférence et le manque de considération des responsables politiques envers les militants sont devenus insupportables », dénonce-t-il sans détour. Entre promesses non tenues et accumulation de frustrations, M. Marone ne mâche pas ses mots, évoquant même une « trahison manifeste » au sein de la formation politique.
Plus qu’une simple démission, c’est une véritable remise en question du passage de l’opposition aux responsabilités qu’il opère. Estimant que les pratiques politiques actuelles bafouent ses valeurs religieuses et culturelles, il annonce mettre un terme définitif à son engagement partisan.
Désormais, Jean-Pierre Pama Marone se veut un homme libre. « Je ne suis ni avec le gardien de la Constitution, ni avec le gardien de la révolution ; je suis le gardien de mes valeurs », a-t-il martelé. S’il s’éloigne de l’appareil politique, il garde néanmoins une pointe d’affection pour le leader du parti : il assure conserver une réelle estime pour Ousmane Sonko, pour qui il promet de continuer à prier.






