Ppda A Conseillé à Tristane Banon De Dénoncer Dsk: “c’est Le Premier à Avoir Parlé De Mon Histoire à Des Journalistes”

PPDA a conseillé à Tristane Banon de dénoncer DSK
Invitée sur le plateau de “Quotidien”, Tristane Banon, victime d’une agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-Kahn en 2003, a raconté le rôle que Patrick Poivre d’Arvor, accusé par au moins vingt femmes des mêmes faits, a joué dans son affaire contre l’ancien directeur du FMI. “C’est lui qui a parlé en premier à des journalistes de ce qui m’était arrivé.”
Tristane Banon a dénoncé à deux reprises la tentative de viol dont elle affirme avoir été victime de la part de DSK, en 2006 et en 2011.

 Mais en 2011, le parquet de Paris avait estimé que les faits relatés par Tristane Banon pouvaient être qualifiés d’agression sexuelle, mais ne pas “avoir d’éléments de preuve suffisants pour engager des poursuites sur la tentative de viol”. Au cours de son interrogatoire, l’homme d’affaires français avait reconnu avoir tenté d’embrasser la romancière. L’affaire a finalement été classée sans suite et la femme a abandonné ses poursuites contre Dominique Strauss-Kahn.
Plus de dix ans après ce verdict et dans une époque qui a connu l’émergence du mouvement #MeToo, un autre homme de pouvoir français est accusé de dizaines d’agressions sexuelles par plusieurs femmes: Patrick Poivre d’Arvor. 

Vingt femmes, dont 18 à visage découvert, ont témoigné contre l’ex-journaliste de TF1 dans une émission diffusée par Médiapart ce mardi soir. Toutes ont raconté les violences sexuelles et comportements inappropriés dont elles affirment avoir été victimes.
“C’est assez dingue”
Invitée sur le plateau de “Quotidien”, Tristane Banon a réagi à la diffusion de cette émission choc. Yann Barthès a d’abord rappelé que le journaliste était au courant de la tentative de viol de DSK sur la romancière, car cette dernière s’était confiée à lui à l’époque. “C’est assez dingue parce que c’est lui qui m’a dit qu’il fallait absolument faire connaître ces faits. Que cet homme risquait un jour d’être président de la République. 

Qu’on ne pouvait pas admettre qu’un potentiel Président soit un criminel sexuel”, s’est-elle souvenue.
“C’est lui qui a parlé en premier à des journalistes de ce qui m’était arrivé. Et c’est comme ça que pour la toute première fois, j’ai été contactée par des journalistes”, a-t-elle ajouté. Elle est ensuite revenue sur le témoignage des vingt femmes dans l’émission de Médiapart. “Il faut entendre ces femmes, mais après, il faut laisser faire la justice. Je pense que Patrick Poivre d’Arvor n’aurait pas dû les provoquer en portant plainte. Il y a un minimum de décence à avoir”, a-t-elle affirmé, avant de préciser: “Je ne connais pas le détail des faits. 

Je ne suis là ni pour le condamner ni pour le défendre, je ne suis ni avocate ni juge d’instruction. »
Dix-sept plaintes
Dix-sept femmes ont porté plainte contre PPDA, dont huit pour viol. Seize d’entre elles, dont les plaintes ont été classées en juin pour prescription, sont actuellement visées par une plainte de PPDA pour “dénonciation calomnieuse”.
Une information judiciaire est en cours à Nanterre à la suite de la plainte avec constitution de partie civile de la journaliste Florence Porcel qui avait fait éclater l’affaire en février 2021. 

En parallèle, le parquet mène une autre enquête sur trois autres plaintes. Au total, au moins 27 femmes ont témoigné contre PPDA dans la presse ou devant la justice, dont deux mineures au moment des faits présumés.

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